
On ne peut qu'aborder avec méfiance les performances d'une enceinte telle que celle-ci, dont les particularités physiques (peu de volume, très faible profondeur) sont a priori antinomiques avec les bonnes pratiques acoustiques. Mais cet "a priori" n'est évidemment pas placé là par hasard.
Alors que l'on pouvait légitimement craindre des basses fréquences notamment soumises à de fortes résonances et occasionnant de significatives vibrations parasites du châssis de l'enceinte, il n'en est rien. Les graves, tout en étant d'une profondeur plutôt généreuse, sont parfaitement maîtrisés : aucun "effet de boîte" à déplorer, on apprécie au contraire leur très belle netteté.
C'est tout particulièrement vrai lorsque l'on peut bénéficier de la calibration acoustique automatique TruePlay, disponible via l'application mobile Sonos sur iOS. Sans cela, au-delà des questions d'adaptations du rendu aux caractéristiques acoustiques de la pièce d'écoute, la réponse en fréquence par défaut se montre un rien trop basseuse. Dommage, comme toujours, que cette solution soit réservée aux possesseurs d'iPhone et d'iPad… Pour les autres, il reste possible de baisser de quelques crans les graves dans les réglages de tonalité de l'application — mais le résultat est tout de même moins probant, avec un pic d'énergie à 60 Hz impossible à éradiquer.
En dehors de cette subtilité, le cadre Symfonisk produit une sonorité très équilibrée, tout juste marquée par un petit retrait progressif dans les aigus. Ces derniers ne manquent pas de précision pour autant, et garantissent une bonne restitution de l'espace acoustique des enregistrements — dans la limite bien sûr de ce que peut faire une enceinte monophonique. Il est possible d'associer deux cadres en une paire stéréo — ou même en enceintes surround avec une barre de son Beam ou Arc ! —, mais nous n'avons pas pu en faire l'expérience pour notre test, n'ayant qu'un seul exemplaire à notre disposition. On ose toutefois imaginer que le rendu doit être tout à fait probant, en raison de la faible directivité sonore. Un excellent point, qui veut aussi dire qu'un cadre seul n'aura aucun mal à sonoriser une grande pièce de manière homogène.
On ne parle certes pas non plus d'une salle de bal de palace ; on se trouverait alors confronté à la limite de puissance de l'enceinte, relativement modeste. Mais ce n'est en vérité pas un mal : elle s'assure ainsi de savoir maintenir sa dynamique en toute circonstance.
En fin de compte, la plus grande qualité sonore du cadre Symfonisk est le parfait dimensionnement de ses performances. Il ne s'agit pas avec lui de sonoriser une soirée électro endiablée ni de s'adonner à une écoute analytique dont on voudrait qu'elle nous permette de distinguer toutes les plus infimes subtilités d'une musique. Pour façonner un fond musical dans un salon ou une chambre en revanche, il produit une sonorité douce et ample parfaitement adaptée.
Test Enceinte sans fil Ikea/Sonos Symfonisk "cadre" : l'alchimie fonctionne toujours - Les Numériques
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