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Saturday, July 24, 2021

Test Hybride Micro 4/3 Olympus Pen E-P7 : un appareil photo réussi doté de nombreuses options créatives - Les Numériques

Présentation

Les plus au fait de l'actualité photo n'auront pas loupé le rachat de la division image d'Olympus par le fonds d'investissement JIP, pas plus que le changement de nom de la nouvelle entité commerciale rebaptisée OM Digital Solutions. D'ailleurs, le nouvel hybride Micro 4/3 Pen E-P7, annoncé au début juin 2021, est le premier appareil de la marque à être dévoilé après cette acquisition, même si on peut estimer sans trop s'avancer que son développement a commencé bien avant la cession.

Design et customisation

Cela étant dit, nous voilà en ce début d'été 2021 avec le Pen E-P7 qui se positionne sur un marché plus grand public que les appareils un peu plus experts de la gamme OM-D comme l'OM-D E-M10 Mark IV. Pour autant, nous ne sommes pas en présence d'un appareil bas de gamme. Rappelons que la série E-P est quand même un peu au-dessus de la série E-PL, souvent plus attractive financièrement, à l'image de l'E-PL10.

Le Pen E-P7 avec son objectif 14-42 mm de kit. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Le Pen E-P7 avec son objectif 14-42 mm de kit. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Pour convaincre, le Pen E-P7 a plusieurs arguments à faire valoir. Notons le design toujours aussi efficace de la marque, mais aussi plusieurs options créatives plus ou moins avancées pour apporter une touche d'originalité à ses photos. Un interrupteur programmable est intégré à l'avant de l'appareil pour y accéder plus facilement.

Une fiche technique habituelle

Côté technique, rien de bien nouveau sous le soleil, mais des évolutions déjà vues sur les précédents appareils photo numériques du constructeur. Nous retrouvons ainsi le processeur TruePic VIII, le capteur de 20,3 mégapixels, la stabilisation mécanique dudit capteur sur 5 axes, la reconnaissance des yeux, une rafale annoncée jusqu'à 15 i/s et un mode vidéo qui autorise la captation en 4K UHD jusqu'à 30 i/s.

Sur le dessus du Pen E-P7, deux molettes de contrôle et un barillet de sélection des modes. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Sur le dessus du Pen E-P7, deux molettes de contrôle et un barillet de sélection des modes. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Prix et disponibilité

L'appareil est disponible en version argent ou blanche. Le boîtier nu a été lancé au prix public conseillé de 799 € alors que le kit avec le zoom pancake M.Zuiko Digital ED 14-42 mm F3.5-5.6 EZ est affiché au tarif de 899 €.

Prise en mains

Un design réussi

Comme souvent chez Olympus — pardon, chez OM Digital Solutions —, le design est plus que réussi. C'est un des points forts de ce type de boîtiers qui est autant plaisant à utiliser qu'à regarder. Avec ses lignes rétro, il saura sûrement séduire et constituer une idée de cadeau original. Les finitions sont bonnes, même si un peu en retrait des appareils les plus haut de gamme, à l'image d'un OM-D E-M5 Mark III. Les petites touches chromées disséminées de-ci de-là viennent enrichir l'ensemble.

Avec l'objectif M.Zuiko 45mm f/1,8, le Pen E-P7 a un look rétro attrayant. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Avec l'objectif M.Zuiko 45mm f/1,8, le Pen E-P7 a un look rétro attrayant. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


La prise en main est agréable, grâce à un gabarit et un poids très contenus. C'est un des attraits de la monture Micro 4/3 et de ces hybrides assez compacts. Grâce à une poignée suffisamment proéminente et un repose-pouce bien marqué, la tenue en main est efficace, tandis que les boutons de contrôle sont bien positionnés.

À gauche de la molette arrière, l'interrupteur d'alimentation. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


À gauche de la molette arrière, l'interrupteur d'alimentation. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Une ergonomie sans défaut majeur

Mention spéciale pour l'interrupteur d'alimentation idéalement positionné et très facile à utiliser — ce qui n'est malheureusement pas le cas sur d'autres appareils. Les molettes de contrôle sont au nombre de deux et permettent ainsi une pratique photo avancée aisée. Leur rotation est exemplaire, tout comme celle du barillet de sélection des modes photo.

Certains modes avancés permettent des réglages supplémentaires. Par exemple, il est possible de réaliser un panorama à 360° avec l'Olympus Pen E-P7. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Certains modes avancés permettent des réglages supplémentaires. Par exemple, il est possible de réaliser un panorama à 360° avec l'Olympus Pen E-P7. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


D'ailleurs, les modes photo sont parmi les gros points forts du Pen E-P7. La plupart des constructeurs intègrent des filtres ou des modes créatifs, mais Olympus fait quand même partie des références en la matière. Fujifilm se pose en bon concurrent avec son X-E4 ou son X-T4 et ses profils issus des rendus iconiques argentiques.

Des réglages créatifs en nombre

Parmi les options disponibles, il faudra jongler entre les modes scènes, avancés ou créatifs. Ces derniers étant accessibles avec le barillet des modes photo, à ne pas confondre avec les profils colorimétriques disponibles grâce au levier de sélection positionné sur le devant de l'appareil.

Le nouveau levier pour activer à la volée un profil colorimétrique est très pratique. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Le nouveau levier pour activer à la volée un profil colorimétrique est très pratique. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Cette nouvelle option n'est pas sans rappeler le Pen-F et permet de passer rapidement d'un rendu photo classique à un mode noir et blanc ou en couleur spécifique. En tout, ce sont pas moins de 39 options qui sont intégrées dans le Pen E-P7 ! Elles sont accessibles via 4 réglages différents :

  • 6 modes scènes avec plusieurs déclinaisons par mode pour paramétrer directement son appareil photo pour un type de photo comme le portrait, le sport ou la photo de nuit.
  • 9 modes "photo avancée" pour réaliser de la photo HDR, des panoramas, de la photo silencieusement ou du bracketing.
  • 16 filtres créatifs qui permettent de changer la colorimétrie, ajouter du vignettage ou encore ajouter un effet étoilé aux sources lumineuses.
  • 4 profils monochromes et 4 profils de couleurs au rendu ajustable.

Ajoutons que bon nombre de ces réglages peuvent être modifiés pour renforcer ou atténuer leurs effets. Attention toutefois à ne pas tomber dans l'excès et le mauvais goût...

Le rendu des profils peut être ajusté, en ajoutant du vignettage ou en modifiant leur courbe. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Le rendu des profils peut être ajusté, en ajoutant du vignettage ou en modifiant leur courbe. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Pas de viseur

Pour autant, le Pen E-P7 réalise-t-il une prestation parfaite ? Comme toujours, certains points sont perfectibles, tandis que d'autres manquent cruellement. Par exemple, nous aurions apprécié des boutons un peu plus larges sur la face arrière, mais on ne peut pas tout avoir sur un appareil photo si compact.

Le gros manque provient de l'absence de viseur électronique. Si une griffe flash et un flash escamotable sont bien présents, la visée sur écran n'est pas aussi agréable qu'avec un bon viseur. D'ailleurs, l'écran est un peu daté et pas suffisamment défini pour répondre aux standards actuels. Le tactile n'est pas non plus multitouch.

Un flash d'appoint à la place du viseur. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Un flash d'appoint à la place du viseur. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Une connectique limitée

L'écran est bien orientable verticalement et Olympus a bien pensé à prévoir une position à 180° pour réaliser facilement un selfie. Problème, l'orientation vers le bas ne pourra pas être utilisée avec une poignée ou un trépied. Une orientation vers le haut ou, mieux encore, un montage sur rotule aurait été un plus.

Enfin, la connectique est relativement limitée. Point de prise casque ou micro, même si une prise HDMI type D est présente. Gros regret, L'USB-C n'est pas intégré, il faudra se contenter du format micro-USB. Pour le sans-fil, le wifi et le Bluetooth sont intégrés. On regrette l'accès à la carte mémoire par le dessous de l'appareil qui oblige à dévisser un trépied que l'on aurait vissé.

Le Pen E-P7 au côté d'un OM-D E-M5 de 2012. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Le Pen E-P7 au côté d'un OM-D E-M5 de 2012. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Réactivité

Globalement, la réactivité du Pen E-P7 est bonne lorsque les conditions optimales sont là, mais la prestation n'est pas sans défaut. Le démarrage est un peu long avec l'objectif de kit, le temps de son déploiement motorisé réduisant son réveil. Avec une focale fixe telle que le M.Zuiko 45 mm f/1,8, on gagne plus de 35 % en passant de 0,9 s à 0,56 s, ce qui le place alors dans les bonnes références.

L'autofocus en basse lumière est en retrait.


L'autofocus en basse lumière est en retrait.


Réactif de jour

Le problème vient plutôt de la performance en basse luminosité qui est vraiment amoindrie. Dans certains cas délicats, le Pen E-P7 n'arrive pas à accrocher le sujet, rendant la prise de vue complexe. Ce point est encore plus problématique lorsque le mode autofocus continu est utilisé. La détection des yeux dans ce cadre est un plus qui saura dépanner, mais qui ne propose pas des résultats suffisamment bons pour pouvoir l'utiliser les yeux fermés — si vous nous permettez ce petit jeu de mots.

Pas de suivi sur les vitesses les plus rapides

Lors de nos tests en laboratoire, nous n'avons pas réussi à obtenir les 15 i/s promises en rafale avec nos réglages habituels. Si ce n'est pas forcément gênant — puisque la vitesse est plutôt bonne grâce à l'obturateur électronique —, c'est plutôt l'incompatibilité avec l'autofocus continu qui gêne. En effet, seul le mode le moins rapide permet d'avoir un suivi AF.

Il faut utiliser l'obturateur électronique pour bénéficier de la rafale la plus rapide.


Il faut utiliser l'obturateur électronique pour bénéficier de la rafale la plus rapide.


Notons aussi que le temps de pose le plus rapide avec l'obturateur électronique atteint 1/16 000 s. C'est un bon point, et une valeur souvent bridée par la concurrence pour favoriser les appareils plus haut de gamme. C'est d'autant plus intéressant que l'obturateur mécanique reste limité à 1/4000 s.

Le déploiement du zoom ralentit le démarrage. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Le déploiement du zoom ralentit le démarrage. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Qualité des images

Montée en sensibilité

Bien que le capteur et le processeur évoluent par rapport aux — très — anciennes versions de l'hybride, cela n'en fait pas de nouveaux composants pour autant. La qualité d'image est donc similaire à ce que l'on voit chez Olympus depuis plusieurs générations, notamment avec un OM-D E-M10 Mark IV, pour ne donner qu'un seul exemple récent.

RAW
JPEG

La montée en sensibilité reste donc limitée, avec un premier palier atteint à 800 ISO. Si le réglage à 1600 ISO reste envisageable sans trop de souci, la valeur 3200 ISO franchit un nouveau palier qualitatif. 6400 ISO abîme considérablement l'image, mais reste une des dernières valeurs utilisables. Les réglages supérieurs sont à réserver à des situations exceptionnelles.

Latitude d'exposition

La dynamique ne fait pas partie des points forts des capteurs Micro 4/3, en particulier les hautes lumières qui sont rapidement brûlées et difficilement récupérables. Les ombres sont plus faciles à gérer, mais un bruit électronique apparaît rapidement. Dans le doute, sous-exposer légèrement son image au moment de la prise de vue est souvent une bonne idée pour conserver un maximum de détail.

Le capteur n'est pas franchement nouveau et ne fait pas de miracle. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Le capteur n'est pas franchement nouveau et ne fait pas de miracle. © Guillaume du Mesgnil d'Engente / Les Numériques


Un mode vidéo limité

La partie vidéo est aussi améliorée, à l'image des précédents boîtiers sortis par Olympus. Nous retrouvons donc la 4K UHD et un mode ralenti avec une cadence à 120 i/s, mais limité à la définition HD. À l'instar du mode photo, on retrouve un certain nombre d'options créatives, mais il ne faut pas compter sur le Pen E-P7 pour se positionner comme un appareil hybride orienté vidéo.

C'est d'autant plus le cas quand on analyse de plus près la qualité d'image vidéo qui n'est pas vraiment excellente. Le rendu fait ici bien pâle figure en face d'un très bon X-T30. Il faudra aussi compter sur un petit recadrage. Nous sommes donc assez loin de la prestation d'un OM-D E-M5 Mark III ou même d'un Alpha 6400 (A6400) de Sony.

Fujifilm X-T30
Olympus Pen E-P7

Autofocus et rolling shutter

L'autofocus est tout de même relativement efficace, mais il ne faudra pas trop le brusquer. Les transitions entre les plans sont très douces et agréables. La détection et le suivi des visages sont possibles, mais pas pour les yeux. Pour des plans simples, la détection apporte une accroche du sujet satisfaisante. Attention toutefois, une fois l'enregistrement vidéo démarré, le retour visuel du suivi disparaît sur l'écran. C'est déroutant, mais le tracking est bien effectué.

Un dernier mot sur le rolling shutter — déformations des lignes verticales lors de mouvements horizontaux —, trop présent. Alors que le passage de la définition 4K à FHD permet souvent de l'atténuer, le phénomène reste également trop présent dans la qualité d'image inférieure.

Points forts

  • Design et finitions réussis.

  • Compacité.

  • Modes photo avancés et options créatives.

  • Réactivité générale.

  • Stabilisation du capteur.

  • Obturateur électronique jusqu'au 1/16 000 s.

  • Écran tactile et orientable à 180°.

Points faibles

  • Mode vidéo limité.

  • Autofocus en basse lumière.

  • Latitude d'exposition un peu étroite.

  • Pas de suivi autofocus en mode rafale rapide.

  • Pas de résistance à l'humidité et à la poussière.

  • Pas d'USB-C, ni de prise casque et micro.

  • Accès à la carte mémoire par le dessous.

Conclusion

Note globale

Avec l'hybride Micro 4/3 Pen E-P7, Olympus signe un bon petit appareil photo agréable à utiliser et au design très réussi. Si on omet volontairement un mode vidéo trop limité et une qualité d'image qui n'écrasera pas la concurrence, on peut surtout critiquer l'E-P7 sur son autofocus parfois récalcitrant ou son absence de viseur électronique. Pour le reste, il saura donner satisfaction aux photographes aguerris, tout comme aux amateurs un peu moins dégourdis. Le nombre d'options créatives est impressionnant et passer du temps à peaufiner les réglages à sa convenance est un vrai plaisir. Si les Alpha 6400 (A6400) font mieux, notamment grâce à leur autofocus redoutable, il faudra peut-être s'orienter vers un X-E4 de Fujifilm pour obtenir une prestation plus complète.

Sous-Notes
  • Prise en mains
  • Réactivité
  • Qualité des images
  • Vidéo

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